Les outils de base du bricoleur

Il n’est pas possible de tenter une intervention manuelle sans posséder un outillage adapté. De ce fait, les problèmes rencontrés par les bricoleurs sont parfois difficiles à résoudre, car ils ne disposent pas de toute la panoplie nécessaire. Mais tous rêvent d’un vaste atelier bien équipé dont l’outillage augmenterait au fur et à mesure des besoins.

Si vous êtes débutant et ne possédez guère d’outils, voici quelques conseils pour vous constituer un premier ensemble cohérent.

Tout d’abord, achetez vos outils par étapes en fonction des travaux à exécuter. Ne faites pas d’économie sur la qualité d’un outil, vous seriez contraint de le remplacer rapidement par un modèle plus résistant. Choisissez des outils de qualité adaptés à votre force.

La boîte à outils d’un bricoleur débute par ce qu’il convient d’appeler l’outillage de base représentant environ une vingtaine d’outils, dont nous vous donnons ci-dessous les caractéristiques et qui vous permettront d’effectuer un maximum d’interventions.

Les différents outils et leur utilisation

Les marteaux

Choisissez deux marteaux de taille et de poids différents, par exemple :

  • un marteau de menuisier (ou d’électricien), léger et fin, d’un poids de 200 à 300 g, que vous utiliserez principalement pour planter les clous ;
  • un marteau rivoir, plus lourd, d’un poids de 700 à 800 g, qui vous servira à frapper sur le tamponnoir ou sur le burin.

Si possible, optez pour une fabrication dont l’assemblage – dite « indémanchable», est réalisé avec le plus grand soin.

Par ailleurs, certains modèles sont dotés d’un manche creux, ce qui évite à l’utilisateur de ressentir les vibrations inhérentes aux chocs.

Les pinces

Trois paires de pinces de formes différentes vous permettront d’effectuer les dépannages les plus courants :

  • une paire de tenailles d’une longueur de 20 à25 cm qui vous permettra d’arracher les clous et de couper du fil de fer ;
  • une paire de pinces universelles avec lesquelles vous pourrez serrer des pièces de formes variables, qu’elles soient rondes, hexagonales ou plates ;
  • une paire de pinces multiprises dont les mâchoires sont montées sur un axe d’articulation réglable. Cette disposition permet le serrage de pièces volumineuses telles les tuyauteries d’écoulement.

Quel que soit le modèle, choisissez de préférence des pinces à poignées gainées qui sont d’une utilisation plus agréable et vous isolent des courants électriques.

Les tournevis

Vous constaterez rapidement qu’un seul tournevis ne peut visser toutes les vis. Il faut donc envisager l’achat de plusieurs modèles de tailles différentes ou bien, dans un premier temps, opter pour un tournevis à lames interchangeables.

Six lames de longueur et de diamètre différents permettront un travail polyvalent. Nous vous conseillons de posséder trois lames pour les vis à fente et trois lames pour les vis à empreinte cruciforme.

Les scies

Procurez-vous tout d’abord une scie à lame universelle : sa lame à denture fine convient bien aux débutants qui peuvent l’utiliser pour couper des matériaux divers tels que le bois, le stratifié etc.

Pour des travaux plus importants, vous devrez vous servir de scies adaptées aux matériaux, telles que :

  • la scie à métaux à lames interchangeables, spécialement destinée au sciage des pièces métalliques ;
  • l’égoïne à débiter permettant de scier le bois sur des longueurs importantes ;
  • la scie à dos, nécessaire pour le sciage des bois de faible section comme les moulures et les baguettes d’encadrement.

Limes et râpes

Elles s’utilisent pour parfaire les faces ou les arêtes d’une pièce dont on veut diminuer le volume. Une rape sert à travailler le bois et ses dérivés tandis qu’une lime s’emploie sur le métal. Procurez-vous un modèle de chacune ou bien choisissez un modèle à double utilisation : une face est destinée aux métaux, l’autre au bois.

Le tamponnoir

Vous vous en servirez pour percer les maçonneries devant recevoir une cheville ou une fixation. Comme pour les tournevis, un seul tamponnoir ne peut convenir à tous les travaux puisque le diamètre de la mèche doit correspondre au diamètre de la cheville ou de la fixation. Il vous faut un jeu de trois ou quatre tamponnoirs ou bien optez pour un modèle à mèches interchangeables.

Le burin

Cette barre de métal d’environ 30 cm de long est très robuste. Le burin s’utilise habituellement pour entailler la maçonnerie, creuser des rainures dans le plâtre, etc., mais il sert également de levier pour déclouer des caisses par exemple ou soulever une porte et l’enlever de ses paumelles.

La clé à molette

Cet outil de 25 à 30 cm de long, dont les becs s’écartent d’environ 35 mm, s’adapte à la plupart des écrous. Choisissez de préférence un modèle extraplat à tête inclinée, plus aisé à glisser dans les endroits d’accès difficile.

Le couteau universel

Il s’agit d’un couteau au tranchant très effilé dont les lames interchangeables, de longueurs el de formes variées, vous permettront d’effectuer de nombreuses découpes sur des matériaux aussi différents que le papier, le linoléum, le carton, la moquette, etc.

La pointe carrée

Cet outil à lame de section carrée possède une extrémité très effilée. Il sert à marquer le bois et les matériaux tendres d’une profonde empreinte avant d’y introduire une vis. Vous l’utiliserez également pour perforer des matériaux en feuille ou bien pour tracer les contours de certaines pièces.

Le pinceau

Il n’est pas destiné à la peinture. Vous le garderez propre et vous vous en servirez pour nettoyer et épousseter les objets ou les outils. C’est en quelque sorte la balayette de la boîte à outils.

Le rabot

Pour une première acquisition, vous pouvez choisir un mini-rabot à lames interchangeables. Très apprécié des bricoleurs, cet outil peu encombrant facilite l’ajustage des portes en bois par exemple ; il permet aussi de travailler les matériaux les plus divers, tels le caoutchouc, le stratifié, le cuir, etc. Doté de lames amovibles, il résout le délicat problème de l’affûtage.

Le bloc à poncer

Il s’agit d’une cale rectangulaire en bois, en caoutchouc, en matière plastique, etc., qui permet de maintenir un morceau de papier abrasif afin d’effectuer un ponçage ou un décapage sans se meurtrir les doigts. Ayez également plusieurs feuilles de papier de verre de grains différents.

Les serre-joints

Les serre-joints, sorte de petits étaux portatifs, sont indispensables pour immobiliser une pièce que l’on doit usiner ou bien pour serrer deux pièces qui viennent d’être encollées. Il est préférable de posséder deux ou trois serre-joints à ouverture réglable qui s’adapteront facilement à des pièces plus ou moins volumineuses.

Le porte-foret ou chignole

Si vous ne possédez pas de perceuse électrique, vous utiliserez un porte-foret pour percer des trous de petit diamètre (jusqu’à 5 mm). Procurez-vous un assortiment de cinq à six forets s’adaptant sur le mandrin de l’outil. A défaut de porte-foret, vous pouvez choisir une drille, sorte de tournevis hélicoïdal dont l’extrémité accepte des mèches de différents diamètres.

L’agrafeuse

Une petite agrafeuse à main est un outil très utile en dépannage. Elle remplace souvent le marteau et les clous et permet d’exécuter des travaux propres sur les tissus, le papier, le carton, et autres revêtements souples.

Le grattoir

Peu importe sa forme, il suffit qu’il soit muni d’une lame de bonne qualité pour gratter toutes les surfaces à nettoyer telles que les vitres, les carrelages, le dessus des tables, etc.

Le mètre

Choisissez un double, voire un triple mètre à ruban, accessoire précis et peu encombrant avec lequel vous relèverez toutes les dimensions. Un modèle possédant une fenêtre pour la lecture directe des mesures intérieures est conseillé.

Le niveau

Le niveau à bulle sert à vérifier l’horizontalité et la verticalité. Un modèle de 50 à 60 cm de long sera d’une utilisation plus précise qu’un niveau de petite taille.

Sachez qu’il existe des niveaux à fiole luminescente permettant de lire l’instrument dans l’obscurité.

L’équerre

C’est le complément du niveau. Elle vous permettra de contrôler les angles droits. Choisissez un modèle de menuisier possédant une lame assez longue (environ 25 à 30 cm).

Remarques

Définir un outillage de base est une entreprise difficile, car il est évident que pour peindre, tapisser, poser des carreaux, etc., il faut des outils totalement différents de la liste qui précède.

D’autre part, vous constaterez de vous-même qu’il est très agréable et parfois impératif de se constituer des groupes d’outils distincts pour l’électricité, pour la plomberie, pour la maçonnerie, etc., même s’il y a dans chaque ensemble des outils jugés identiques. En effet, rien ne ressemble plus à un marteau qu’un autre marteau et pourtant si vous frappez sur un burin avec un marteau de tapissier, vous ne pourrez que constater votre échec.

Sachez également que les outils à main et plus particulièrement les scies, les couteaux, les ciseaux à bois, les rabots, etc., c’est-à-dire les outils coupants, se font à votre main. Si vous ne voulez pas qu’ils vous trahissent sur des travaux précis, ne les prêtez pas.