Iris

Tout ce qui a été dit à propos de l’étonnant assortiment des variétés modernes d’hémérocalles s’applique également, et mieux encore aux iris, notamment aux innombrables variétés des iris des jardins souvent appelés Iris germanica.

Tous les mélanges imaginables entre le bleu, le blanc, le jaune, le rose, le rouge et le violet existent d’une manière ou d’une autre chez les cultivars dénommés qui figurent sur tous les catalogues de plantes vivaces.

Les trois pièces verticales de la fleur et les trois autres qui retombent autour des premières sont souvent de couleur différente, et il vaut mieux choisir les variétés au moment de leur floraison, ou tout au moins d’après une photographie en couleur, pour faire une sélection de caractère personnel.

Une liste de variétés recommandées est tout à fait inutile, en raison de l’impossibilité pratique de décrire le mélange des différentes nuances existant sur une même fleur ; des descriptions précises seraient beaucoup trop longues pour trouver place ici.

Les besoins des Iris

Les iris des jardins ont besoin de soleil, ils doivent être plantés dans un sol bien drainé et pas trop enrichi, surtout en fumier frais.

On leur distribue chaque année des platras ou du calcaire broyé, et ils se trouvent bien d’un apport raisonnable d’engrais minéral complet.

Le mois de septembre est le plus indiqué pour assurer la plantation des iris; les touffes âgées sont divisées à cette époque, en laissant de côté le centre et les éléments les plus anciens des souches qui sont durcis et emmêlés les uns dans les autres.

Les rhizomes ne doivent pas être enterrés en entier, au contraire le dessus doit être proche de la surface du sol tandis que les racines sont étalées en profondeur.

Les Iris pumila appartiennent à la série des iris miniature (20-25 cm) ils donnent en avril, parfois dès la fin-mars et jusqu’en mai des fleurs bleues, pourpres, jaunes et blanches.

L’Iris sibirica atteint 1m à 1,20 m et ses touffes prennent de grandes proportions en sol humide.

L’espèce-type comprend un certain nombre de variétés qui montrent les différentes nuances situées entre le blanc, le bleu et le pourpre; bien que ses fleurs soient assez petites, elles sont fort élégantes et produisent un effet très sûr pendant la période juin-juillet.

Les iris japonais dérivés de l’Iris kaempferi étalent de grandes et belles fleurs largement ouvertes dont le diamètre peut atteindre une douzaine de centimètres.

Ces iris détestent tour à tour l’humidité excessive des mois d’hiver et l’aridité estivale, en outre ils exigent un milieu tourbeux à réaction acide, car ils haïssent le calcaire.

Lorsqu’on peut leur aménager un séjour qui réponde aux conditions précédentes, c’est un grand plaisir de pouvoir contempler leur floraison délicate et richement colorée. Les hampes s’allongent jusqu’à 80 cm environ, et les pièces florales montrent toutes les nuances comprises entre le blanc pur, le bleu et le violet pourpré.

De même que l’Iris sibirica, les iris japonais acceptent la division des touffes, au printemps surtout.

Il faut encore mentionner deux plantes à feuillage Iris pallida Variegata dont les fleurs panaché bleues, au mois de juin, font ressortir la valeur ornementale du feuillage, qui lui, persiste pendant toute l’année; ces feuilles, d’un vert gris, sont marginées de jaune et elles se développent fort bien en plein soleil, dans un sol de composition très courante.

L’Iris foetidissima Variegata préfère les situations passablement ombragées, et il pousse de manière satisfaisante dans une terre plutôt sèche. Ses feuilles sont vert foncé et rayées de jaune pâle; ses fleurs sont d’un intérêt très secondaire, mais lorsque ses fruits s’ouvrent brusquement, ils laissent voir parfois leurs graines rouges et brillantes.