Il se peut que, au cours du travail, le matériel séché ne soit pas utilisé dans sa totalité, d’où la nécessité de conserver le plus longtemps possible les éléments restants. Avant tout, il convient d’évaluer l’espace dont on dispose, afin de ne pas faire sécher trop de fleurs et de feuilles à la fois.

Les dommages accidentels directs, tels que les éventuelles cassures dues à un choc ou à un déplacement, l’humidité de l’air, qui peut entraîner la moisissure ou le flétrissement des végétaux, la poussière, les changements de température, qui provoquent la condensation de vapeur, l’exposition directe à la lumière et la présence d’insectes sont les pires ennemis du matériel séché ou traité à la glycérine.

Les fleurs suspendues en gerbes ou bottes se conservent longtemps, dès lors qu’elles ne sont pas exposées à une source de lumière trop vive ni à la poussière. Lorsqu’elles sont sèches, il faut donc les détacher, les envelopper dans des cônes de papier, ou dans un tissu léger, et les ranger.

L’utilisation de boîtes en carton

La meilleure solution pour conserver des plantes consiste à utiliser des boîtes en carton munies de couvercle, dont les dimensions seront déterminées par la quantité et le type de matériel qu’elles doivent protéger. Disposer soigneusement et délicatement, en couches régulières, les fleurs et les feuilles dans la boîte, de façon qu’elles soient parfaitement stables et ne risquent donc pas de se déplacer.

Avant de ranger des éléments tels que les inflorescences de pieds-d’alouette, les pivoines, les fleurs de protéacées, ainsi que le matériel traité au gel de silice ou dans du sable et du borax, il faut les envelopper, botte par botte, dans du papier crépon. Séparer également les tiges de chaque botte, à l’aide de bandes de papier ou de tissu.

Éviter les mélanges

Il ne faut pas mélanger, dans un même bouquet ou dans une même boîte, des végétaux séchés à l’air et des plantes conservées à la glycérine ou à l’antigel. En effet, ces dernières retiennent plus ‘longtemps l’humidité, et celle-ci, en s’évaporant, risquerait d’endommager les fleurs et feuilles séchées à l’air.

Le matériel très résistant, tel que les épis de maïs, les pommes de pin ou les graines, ne réclame pas de protection particulière ; il suffit de le ranger dans un panier ou dans une boîte.

Pour emballer les fleurs et les feuilles séchées à l’air ou traitées à la glycérine, les cartons de fleuristes, longs et étroits, pourvus de trous pour assurer la circulation de l’air, sont parfaits. Certains sont protégés par un grillage à mailles serrées, du type tulle, destiné à prévenir d’éventuelles attaques d’insectes, c’est le meilleur emballage qui soit.

Pour absorber l’humidité, déposer un petit sachet de gel de silice au fond du carton. Inscrire soigneusement la mention du contenu et, surtout, la date de préparation sur chaque carton, puis les empiler les uns sur les autres. Les entreposer dans une pièce sèche et ventilée, où la température ne descend jamais en dessous de zéro, et veiller surtout à ce qu’il n’y ait pas d’insectes.

Prolonger la durée de vie de vos fleurs séchées

Pour accroître la durée de vie des fleurs séchées et pouvoir les travailler plus facilement, il suffit d’appliquer quelques règles de base simples. Si les fleurs sont déshydratées, par exemple, elles ont tendance à s’effriter ; pour pallier cet inconvénient, on peut les vaporiser d’eau tiède de temps à autre, ou les faire tremper complètement dans de l’eau pendant cinq minutes. Elles retrouveront alors leur souplesse, et il sera facile de les manipuler.

Ne jamais utiliser de laque comme fixateur, car elle rend les fleurs et les feuilles collantes, et celles-ci deviennent alors de véritables nids à poussière. Employer un mélange d’eau et d’amidon, ou bien vaporiser les fleurs avec le fixateur utilisé pour les dessins exécutés au fusain. Pour les tiges très minces et fragiles, utiliser plutôt la mousse destinée aux fleurs coupées, qui est plus molle que la mousse synthétique pour fleurs séchées.